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VICTIME défends-toi

Comprendre:

Savez vous pourquoi,  les fractures cervicales ne sont pas vues avec des radiographies standard

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Les Entorses du Rachis Cervical Inférieur

 

C. LAPORTE, G. SAILLANT

C.H.U. Pitié-Salêtrière, 75013 Paris

France

Pourquoi un résumé: Les victimes  suite à leur traumatisme cervical doivent déjà faire de gros efforts pour lire comprendre et assimiler le savoir qui devrait les aider, les douleurs cervicales, les problèmes de mémoire, de concentration et autres séquelles font que la victime rencontre d'énormes difficultés à se défendre et cela les médecins des assureurs le savent bien.

Résumé:

Les entorses du rachis cervical sont des lésions extrêmement fréquentes. 
Elles résultent d’un traumatisme crânio-cervical en flexion, en extension ou bien encore en extension puis flexion
«whiplash injury» des anglo-saxons.
Le mécanisme le plus fréquent est le traumatisme crânio-cervical en extension-flexion survenant chez un automobiliste ceinturé.Pour Bourbeau et coll., le risque de souffrir d’une entorse du rachis cervical est plus important chez les sujets ceinturés que chez les sujets non ceinturés
(risque relatif ceinturé/non ceinturé de 1,58).
Une entorse grave ne peut toutefois pas être éliminée à la vue de clichés normaux car
elle peut apparaître à distance du traumatisme une fois les phénomènes douloureux disparus.
L'évolution peut être longue et marquée par la persistance des cervicalgies postérieures accompagnées d’un cortège de signes déjà décrits au début du siècle. Il s’agit de céphalées occipitales, de vertiges, d’acouphènes, de troubles visuels, de troubles mnésiques entrant parfois dans le cadre d’un véritable syndrome dépressif. La physiopathologie de ces troubles décrits à la suite d’entorses bénignes met en jeu diverses lésions non visibles radiologiquement.
Voire de véritables fractures articulaires dont le diagnostic n’est pas réalisable sur des clichés standard de rachis cervical. Jonsson et coll. ont étudié par examen radiologique conventionnel complet couplé à un examen tomodensitométrique l’état du rachis cervical de 22 accidentés de la route décédés d’un traumatisme crânien sévère. Ils ont comparé leurs résultats aux pièces anatomiques de rachis cervicaux prélevés chez ces mêmes accidentés. Au niveau du rachis cervical inférieur, 198 lésions n’avaient pas été diagnostiquées dont 77 fractures articulaires parcellaires, 77 lésions unco-vertébrales et 22 lésions discales. On peut aisément concevoir que de telles lésions passées inaperçues peuvent être à l’origine de douleurs persistantes.
Les entorses graves du rachis cervical inférieur sont des lésions rares dont la méconnaissance peut aboutir à une luxation vertébrale progressive Toute la gravité de ce type d’entorse réside dans la difficulté diagnostique de la lésion :
des radiographies de rachis cervical réalisées immédiatement après un traumatisme peuvent ne pas montrer de signe pathologique alors qu’il existe déjà une entorse grave.

C’est la répétition des clichés dans le temps ou la pratique de clichés dynamiques selon des conditions bien précises qui permettront de faire le diagnostic.Les traumatismes en coup de fouet ou whiplash associent deux mécanismes avec la séquence extension puis flexion.
La fréquence des entorses graves varie de 7,2 % des traumatismes sévères du rachis cervical inférieur pour Allen, 10% pour Argenson, 21,6 % pour Louis et Castera.

Une attention toute particulière doit être apportée à l’examen neurologiques. 

Les entorses du rachis cervical inférieur sont un motif fréquent de consultation en orthopédie. Dans ce lot de patient souffrant de cervicalgies persistantes, le diagnostic d’entorse grave n’est pas réalisable par un simple examen clinique. 

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