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Les personnes âgées
ne représentent pourtant pas le plus gros risque
BRUXELLES Que les compagnies refusent d'assurer les mauvais
conducteurs et ceux qui présentent un gros risque, cela peut se
comprendre. Mais le cas de cette septuagénaire au bonus-malus zéro
qui voit son assurance auto non renouvelée est pour le moins étonnant.
L'âge avancé d'un conducteur serait-il donc devenu un critère décisif
pour exclure quelqu'un? A l'Union professionnelle des entreprises
d'assurances, on nous signale que ce sont des cas très rares, ce
n'est vraiment pas une politique systématique.
D'un point de vue légal, l'assurance a parfaitement le droit de
faire cela. L'assurance vaut pour un an. Au terme du contrat, un
des deux contractants peut très bien décider de façon unilatérale
de ne pas reconduire celui-ci, précise Peter Wiels, porte-parole
de l'Upea.
Dans ce cas-ci, cette exclusion peut s'expliquer soit par un
assainissement soit par un rajeunissement du portefeuille de la
compagnie. Il faut savoir que les compagnies d'assurances ont une
obligation légale et économique de rentabilité sur leur
portefeuille. L'assainissement des portefeuilles qui se produit à
l'heure actuelle s'explique simplement parce que ce n'est pas évident
pour les assureurs auto de sortir du rouge. Elles n'engrangent
pas assez de primes pour payer la charge de sinistres, ajoute
Peter Wiels. Donc elles s'arrangent pour éliminer ceux qui sont
susceptibles d'augmenter cette charge.
Là où ça devient étonnant, c'est que les conducteurs âgés ne
sont pas, contrairement à ce que certains croient erronément,
considérés comme gros risque. En effet, selon les statistiques
de l'Institut belge pour la sécurité routière (IBSR), c'est la
tranche d'âge des 18-24 qui est considérée comme la plus à
risque.
Les 60 ans et + sont les moins victimes d'accidents. Ainsi en 2000,
on dénombre 7.033 victimes dans les 18-24 ans pour 3.885 chez les
seniors de plus de 60 ans.
La décision de la compagnie est donc de ce point de vue plutôt
incompréhensible. Mais la septuagénaire ne devrait pas avoir de
mal à se réassurer ailleurs, assure Peter Wiels.
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